Pour une offre scolaire à la mesure de Val-Bélair

mardi 9 septembre 2014

Quel est le plan ?


Les dernières données du MELS concernant la fréquentation scolaire sont sorties cet été. J'ai réussi à mettre la main dessus grâce à une demande d'accès à l'information.

Après analyse des chiffres fournis par le MELS et la Commission scolaire pour le secteur de Val-Bélair Sud, ce que nous avions anticipé se confirme, et j'ai tenté de l'illustrer sous forme de graphique.

  • La ligne bleue représente le nombre de groupe d'élèves de niveau primaire prévu pour la période de 2013 à 2019. On voit qu'il augmente de façon constante. (Les prévisions sont au 14 avril 2014).

  • La ligne rouge représente la capacité fonctionnelle d'accueil (CFA) du secteur (le nombre de locaux disponibles). On voit qu'il a augmenté, cet été, de 52 à 65 avec la transformation de l'Odyssée.

Mais ce que l'on voit surtout, c'est que dès l'an prochain, il ne restera qu'un seul local de disponible dans tout Val-Bélair Sud et ce, malgré le transfert.

Pire, l'année suivante, nous seront à nouveau en déficit de locaux dans notre secteur. Et je ne vous parle pas de 2025, je vous parle de 2016 !

Alors que nous avons toujours dit que le transfert des élèves vers l'Odyssée était une mauvaise solution à moyen terme, la question qui se pose aujourd'hui est: Quel est le plan ? Le débordement des locaux actuels est inévitable. Comment la commission scolaire à prévu y faire face ?

  • Est-ce maintenant au tour des parents de Val-Bélair Nord de devoir craindre que l'on transfert ce débordement d'élèves dans leurs écoles ?
  • Est-ce que la population de Val-Bélair doit craindre de perdre son école secondaire au complet ?
Mais surtout: Est-ce que la Commission scolaire à seulement pensé à un plan et, si oui, pourquoi la population de Val-Bélair n'en est pas informée ?

mardi 2 septembre 2014

" Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark "

Après quelques semaines de vacances et quelques semaines de travail intensif, nous revoici en septembre avec beaucoup de pain sur le planche. Malgré une demande officielle pour une nouvelle école à Val-Bélair (ainsi que des statistiques qui la justifie amplement), rien n'est encore acquis. Nous devrions normalement pouvoir compter sur des élus scolaires qui travaillent en coulisse afin de nous représenter dans ces demandes, mais, si le passé est garant de l'avenir, nous sommes légitimés de croire que tel n'est pas le cas.
 
En effet, pour ceux qui n'ont pas suivi le dossier du transfert de près, vous serez déçus (mais peut-être pas surpris) d'apprendre que notre commissaire scolaire, madame Marlène Schiff, a elle-même initié la procédure de modification des écoles de Val-Bélair.
 
Nous seulement cela, mais celle-ci a refusé de rencontrer les représentants du comité de citoyens lors de demandes officielles pour discuter avec elle du dossier. En fait, pendant les 4 mois qu'auront duré la "consultation publique", celle-ci n'aura jamais, ni pris la peine d'entendre les arguments de la population qu'elle est élue pour représenter, ni pris la peine de prendre la parole pour expliquer à "sa" population, le bien-fondé de ce transfert.
 
Finalement, il est important que tous sachent que, le 20 janvier dernier, alors de plus de la moitié des 25 commissaires présents ont débattu sur la proposition de transfert, que des amendements ont été proposés, et que la décision finale allait être prise, madame Marlène Schiff est restée confortablement assise sur sa chaise et n'a pas jugé approprié  de prendre la parole.

Si c'est ça le rôle d'un commissaire, si ceux-ci refusent de jouer tout rôle de représentante de sa population pour se cantonner dans un simple rôle d'administrateur de service public,  il n'est pas surprenant que de plus en plus de gens remettent en cause la bien fondé des élections scolaires (voir l'article du Soleil d'aujourd'hui). Quel est, en effet, l'intérêt de voter pour quelqu'un qui ne me représente pas ? Nommez-le tant qu'à cela !
 
D'un autre côté, selon la Fédération des commissions scolaires du Québec, l'un des rôles fondamental du commissaire est bel et bien de représenter la population:


"Le commissaire doit rencontrer les résidants de sa circonscription et les écouter afin de percevoir leurs valeurs, leurs aspirations et leurs besoins. Il est également à l’affût de leurs attentes et s’assure de faire connaître leurs préoccupations à la commission scolaire. Cette proximité avec ses concitoyennes et concitoyens lui permet de prendre des décisions qui répondront à leurs besoins.(...)

 

Le commissaire a aussi pour mandat d’expliquer ses choix à la population. En conséquence, il s’assure que la population est bien informée des décisions, des projets, des services offerts et des orientations prises par la commission scolaire."


 

Aux vues de cela, une centaine de plaintes furent déposées par des parents de Val-Bélair contre mesdames Shiff et Godin (commissaire de Val-Bélair Nord), plaintes basées sur la Loi sur l'instruction publique et leur propre Code de déontologie. Le Conseil des commissaires a toutefois jugé ces plaintes "non fondées".
 
Suite à cela, près d''une cinquantaine de parents ont "porté appel" de cette décision devant le protecteur de l'élève qui, a son tour, a jugé qu'il n'y avait pas matière à intervenir.
 
Et bien mes amis, vous me permettrez de paraphraser Shakespeare en affirmant que: Si le comportement de Marlène Schiff est un comportement acceptable pour une élue scolaire, et si on accepte comme normal que des élus refusent de jouer leur rôle de représentants de la population,  il y a quelque chose de pourri au royaume des commissions scolaires...

lundi 16 juin 2014

Une nouvelle école pour Val-Bélair ? C'est peut-être pour demain !!!

C'est demain 19h30 au 1900, rue Côté, Québec, qu'aura lieu le dernier conseil des commissaires avant l'automne. Comme à l'habitude, vous trouverez l'ordre du jour ici. Vous pourrez constater que la Commission scolaire de la Capitale va déposer une demande de construction pour une nouvelle école à Val-Bélair tel qu'annoncé depuis le début de l'année.
 
Il s'agit d'une première petite victoire pour les parents de Val-Bélair. Ceux-là même qui ont marché dans la rue, qui ont signé une pétition, qui se sont présenté devant nombre de conseil de commissaires sans avoir un vrai droit de parole, qui ont déposé des dizaines de demandes de révision et qui attendent toujours les recommandations du protecteur de l'élève. Ces parents qui ont démontré sans l'ombre d'un doute qu'ils ont cœur l'éducation de leurs enfants.
 
Pour beaucoup de parents, cette petite victoire a le goût d'une grande défaite. Le transfert aura lieu en septembre et leurs enfants feront les frais de mauvaises décisions administratives et d'un manque total de courage politique de la part de leurs représentantes scolaires. Même si une nouvelle école est construites dans les prochaines années, ces enfants seront les cobayes de ce plan de contingence administratif qui démontre bien la déshumanisation et le déficit démocratique de nos commission scolaires.
 
Quand on connaît l'ensemble du dossier de Val-Bélair, et dans un contexte ou l'on remets en cause l'existence même des commissions scolaires et particulièrement celui des commissaires scolaires, une question fondamentale se pose. Comment les deux commissaires de Val-Bélair, Marlène Schiff et Line Godin, peuvent encore prétendre représenter la population ou jouer leur rôle démocratique au nom de celle-ci ?
 
La réponse à cette question, nous ne l'aurons jamais. Les deux principales intéressées ont toujours scrupuleusement refusé de prendre la parole malgré de nombreuses demandes de leur population. Dans les commissions scolaires, ce sont les administrateurs (et parfois la présidente... toujours accompagnée d'un administrateur) qui prennent la parole en public. Une autre illustration de la dérive de cette institution démocratique. Peut-être auront nous l'occasion de leur poser la question à nouveau lors de ma campagne électorale scolaire de cet automne. Mais il faudrait encore que celles-ci aient le culot de se présenter à nouveau devant la population...
 
Une petite victoire, disais-je donc, mais qui n'est qu'un premier pas vers l'obtention de cette nouvelle école. Il faut être conscient que nous ne seront pas les seuls au Québec à demander une nouvelle école. De plus, la commission scolaire à déposé une liste de six demandes au MELS et, mes lecteurs assidus le savent, je suis convaincu que, sans une volonté claire au sein du conseil des commissaires de faire de Val-Bélair un priorité, la demande de 2014 suivra le même chemin que celles de 2011 et de 2012. Or, dans cet article du Soleil, la Commission scolaire de la Capitale à nommé comme priorité les écoles St-Claude et St-Bernard... pas Val-Bélair.
 
Est-ce que cette volonté politique sera au rendez-vous ? Difficile à dire. Les deux commissaires de Val-Bélair qui devraient militer pour leur circonscription ont historiquement démontré leur incapacité à le faire. La présidente Murielle Gingras m'a déjà, pour sa part, confirmé par lettre que Val-Bélair serait une priorité pour le conseil des commissaires. Les prochains mois seront déterminant pour mesurer la portée réelle de ces mots.
 

mercredi 4 juin 2014

Question quiz 2: Où sont les enfants à Québec ?


Dans mon dernier billet, nous avons vu que, statistiquement, Val-Bélair détient la population la plus jeune de la Ville de Québec. On peut même considérer Val-Bélair dans une classe à part avec sa moyenne d’âge de 34 ans, soit bien en dessous de la commission scolaire (42,5 ans). Mais est-ce que tous ces jeunes couples ont des enfants ? Parce qu’après tout, ce sont les enfants qui sont important quand il s’agit de voir si l’on doit bâtir une nouvelle école dans un quartier.
 
Conséquemment, analysons, toujours selon les données statistiques du recensement 2011, le nombre d’enfant moyen par famille dans les différents quartiers de Québec couverts par le territoire de la Commission scolaire de la Capitale. Le résultat donne comme suit :
 
 
On peut voir que, encore ici, Val-Bélair a l'un des plus haut taux moyen d’enfants par famille de la Ville de Québec  En fait, Val-Bélair n’est devancé que par le quartier de St-Émile et ce, par à peine 0,1 enfant par famille.
 
Faisons ici une petite parenthèse pour mentionne que, pour Statistique Canada, une « famille » peut-être constitué autant d’une personne célibataire vivant seule, qu’un couple sans enfant, un couple monoparental, une famille nucléaire, etc. Bref, on parle souvent de « porte » puisque généralement, outre les colocataires, on trouve une famille par résidence, logement, condo, etc.
 
L’idée à retenir est donc que, en moyenne, pour chaque porte de résidence à laquelle vous cognerez à Val-Bélair, vous trouverez un enfant à l’intérieur. Encore une fois, cela explique, entre autre, pourquoi Val-Bélair a une croissance de sa population étudiante plus rapide et plus forte que l’ensemble de la commission scolaire.
 
Il y a quelques mois, un commissaire scolaire d’expérience (qui m’avait fait le plaisir de partager un diner afin de discuter du dossier de Val-Bélair) m’a lancé lors de la discussion que la Commission scolaire considérait généralement un enfant par cinq portes dans un territoire X aux fins d’étude. Si cette données est juste, pas surprenant qu’on en soit rendu où l’on en est aujourd’hui !

vendredi 23 mai 2014

Question quiz: Où sont les jeunes à Québec ?

 
 
 
J’ai souvent dit, dans mes interventions publiques, que Val-Bélair détenait la population la plus jeune de la Ville de Québec. Pour toute personne qui a l’occasion de se balader dans les rues de notre quartier, cela peut paraître une évidence. Toutefois, pour quelqu’un de moins familier avec notre réalité, et même pour les résidents de Val-Bélair, une comparaison visuelle avec les autres quartiers de la Ville de Québec a de quoi à surprendre.
 
Grâce à la collaboration de mon conseiller municipal, Sylvain Légaré, j’ai eu la chance de mettre la main sur les statistiques du recensement de 2011 regroupées par quartier de la Ville de Québec. Après avoir extrait les quartiers couverts par le territoire de la Commission scolaire de la capitale, on obtient le tableau qui suit :
 
 
 
Voici une belle illustration du dicton « Une image vaux mille mots ». Val-Bélair détient, non seulement la population la plus jeune de la Ville de Québec, mais de beaucoup. En fait, à l’exception de St-Émile, on peut considérer que Val-Bélair est carrément dans une classe à part (34 ans), loin en dessous de la moyenne de la commission scolaire (42,5 ans) et de la Ville de Québec (42,2 ans).
 
En quoi est-ce important ? Cela explique, entre autre, pourquoi Val-Bélair a une croissance de sa population étudiante plus rapide et plus forte que l’ensemble de la commission scolaire, mais surtout, cela démontre que c’est une tendance qui ira en s’accentuant. Une population plus jeune a 1) une tendance naturelle à concevoir plus d’enfants et 2) une tendance naturelle à attirer de nouvelles familles à leur image (donc plus jeunes et avec des enfants).
 
C’est pourquoi j’ai toujours prétendu que la construction d’une nouvelle école à Val-Bélair est, non seulement une urgence à court terme, mais également un incontournable à long terme. La croissance de la population (générale et scolaire) de Val-Bélair est une tendance à long terme et les écoles actuelles ne suffissent plus à la demande d’aujourd’hui. Imaginez celle de demain !

jeudi 15 mai 2014

Un transfert au frais des parents: le transport scolaire



Aujourd'hui, je fais une parenthèse dans ma série de billets sur les écoles de Val-Bélair pour réagir aux textes de Daphnée Dion-Viens dans le Soleil de ce matin qui titrent "Transport scolaire le midi: moins d'écoliers, plus à débourser" et plus particulièrement "Transport scolaire: augmentations à Québec également".
 
Quel est le lien avec le transfert ? Très simple. Dès la première annonce du transfert des élèves de Jules-Émond et de l'Orée-des-Bois vers l'Odyssée, des parents d'enfants fréquentant ces écoles, particulièrement l'Orée-des-Bois, ont soulevé la question du transport scolaire sur l'heure du midi. En effet, cette dernière école étant située au coeur d'un quartier résidentiel entouré de rues où la limite de vitesse est de 30km-h, les enfants qui avaient l'habitude de se rendre à la maison à pied pour diner y sont nombreux.
 
Avec le transfert de ces enfants vers l'Odyssée (école située beaucoup plus loin de leur résidence et sur l'artère principale de Val-Bélair qu'est le boulevard Pie XI), les parents ont donc maintenant le choix entre payer 7$ par jour pour le service de garde, ou payer pour le transport scolaire sur l'heure du midi, un service qui devait leur coûter un minimum de 165$ par année. Un coût supplémentaire pour ces parents, directement causé par le transfert, et pour lequel ils ont maintes fois demandé à la commission scolaire de pallier, au moins partiellement.
 
Pour ajouter l'insulte à l'injure de ces parents, on apprend aujourd'hui que les frais de ce service de transport le midi vont considérablement augmenter l'an prochain. La commission scolaire, pour justifier cette augmentation, allègue les compressions qu'on lui a imposé au cours des dernières années. Or, n'est-ce pas pour compenser ces mêmes compressions que nos comptes des taxes scolaires ont considérablement augmenté l'an dernier ? Alors que la commission scolaire reçois le mandat de couper dans ses frais de gestion et d'aministration, elle refile la facture directement aux citoyens par des hausses de taxes et aux parents par des hausses de frais.
 
Voici le bilan de la Commission scolaire de la Capitale pour Val-Bélair dans la dernière année: on a augmenté nos taxes scolaires, augmenté les frais de transport et coupé drastiquement dans les services à nos enfants en amputant nos écoles de leurs 5e et 6e années primaire, en plus d'envoyer nos enfants de 3e secondaire dans des écoles d'autres secteurs. Bra-vo.

jeudi 8 mai 2014

Jules-Émond, là où les enfants poussent comme des champignons

Dans mon dernier billet, j’expliquais concrètement comment on sous-estime systématiquement la population d’élèves de Val-Bélair dans les prévisions et comment cette erreur d’évaluation nuit à la construction d’une nouvelle école pour notre secteur.
 
Par un curieux hasard, depuis, j’ai eu l’occasion de recevoir les prévisions de clientèle pour l’école Jules-Émond/Amédée-Boutin pour l’an prochain (qui ont été déposé au dernier conseil d’établissement, en avril). Celles-ci se déclinent dans un tableau présenté comme suit :
 
On peut y constater que, au 25 mars dernier (et considérant qu’il n’y aura pas de 3e cycle à Jules-Émond/Amédée-Boutin l’an prochain suite au transfert), on prévoyait accueillir 543 élèves à cette école en 2014-2015, et ce, pour un total de 27 groupes.
 
Ces prévisions ont de quoi à surprendre quand on met celles-ci en comparaison avec les prévisions exposées dans le Document d’intention déposé au soutien du transfert :
Dans ce tableau, qui date du 15 octobre 2013, la commission scolaire prévoyait plutôt que Jules-Émond/Amédée-Boutin devrait accueillir seulement 25 groupes pour l’année scolaire 2014-2015.
 
On voit donc que, en 5 mois à peine, la commission scolaire a dû réviser ses prévisions pour Jules-Émond/Amédée-Boutin à la hausse de deux groupes complets, soit entre 40 et 60 élèves de plus !!!
 
Nous avons donc une école plus remplie que prévu, et un autre exemple concret que l’on sous-estime continuellement le nombre d’enfants à Val-Bélair parce qu’on se borne à faire comme si personne n’y emménageait jamais.

jeudi 1 mai 2014

Fait vécu: La petite école qui devint grande


Dans mon dernier billet, j’expliquais que les  nouveaux arrivants à Val-Bélair n’étaitent jamais pris en compte pour prévoir la construction d’une nouvelle école. Une explication qui était, disons-le,  lourde et théorique.

Pour sortir de la théorie et mieux comprendre l’impact pratique  de cette omission, je vais vous raconter une petite histoire, très concrète et en tout point véridique.

Il était une fois, (disons au hasard… un lundi 4 juillet 2011) la très prévoyante Commission scolaire de la Capitale qui, comme elle le fait chaque année, envoya sa liste de demandes annuelle au ministère de l’Éducation pour les constructions et les agrandissements d’écoles sur son territoire. Cette année là, la commission scolaire avait ciblé six belles demandes à faire au ministère. Une de celle-ci était… une nouvelle école pour Val-Bélair !

La commission scolaire avait bien fait ses devoirs en se basant sur les prévisions du ministère de l’Éducation produites le 12 janvier 2011. Elle avait également fait préparer un document d’information contenant une foule de détails sur l’école à construire (description des locaux, estimation des coûts, implantation, etc.) et où l'on pouvait lire que la commission scolaire souhaitait faire construire une école de 19 locaux. Plusieurs des six projets furent acceptés en 2011 mais, les finances publiques étant ce qu’elles sont, Val-Bélair n’obtint pas son école.

Qu’à cela ne tienne, un an plus tard et fidèle à son habitude, la Commission scolaire de la Capitale envoya une nouvelle liste de demandes annuelle. Cette liste comprenait, cette fois,  sept demandes, dont, pour une deuxième année consécutive, une nouvelle école à Val-Bélair.  Encore une fois, cette demande d’école (basée sur les prévisions du ministère de l’Éducation du 16 avril 2012 cette fois) fût accompagnée du document d’information où l’on pouvait lire que le souhait de la commission scolaire était de faire construire une école… de 26 locaux ! Et oui ! Par rapport à 2011, la commission scolaire avait réévalué ses besoins pour Val-Bélair et décidé de demander une école 37% plus grosse !
 
 

À partir ce de constant, il ne faut par être un expert pour saisir que les prévisions sur lesquelles la commission scolaire s’est basée pour faire sa demande d’école de 2011 étaient grossièrement sous-évaluées.

Et nul besoin d’être Jean de la Fontaine pour en tirer la morale qui suit : en maintenant l’utilisation d’une méthode de calcul qui omet de tenir compte de la croissance démographique migratoire, nous nous condamnons à sous-évaluer nos besoins scolaires et retarder l’obtention d’une nouvelle école, pourtant déjà nécessaire pour Val-Bélair.

En terminant, juste pour s’amuser, si l’on prend pour acquis une croissance constante des besoins de Val-Bélair. Selon vous, de combien de locaux sera pourvu la nouvelle école primaire que la commission scolaire s’est engagée à demander au ministère en juin 2014 ?




vendredi 25 avril 2014

Une école à Val-Bélair: Les vrais chiffres ?

Dans mes deux derniers billets (ici et ici), j’ai mentionné que la commission scolaire (comme le MELS d’ailleurs) ne tient pas compte des départs et des nouveaux arrivants sur le territoire de Val-Bélair lorsqu’elle analyse si nous avons besoin d’une nouvelle école.
 
Concrètement, cela veut dire que le ministère de l’Éducation prend le nombre de bébés de moins d’un an sur le territoire de Val-Bélair Sud à une date X (disons 262 bébés au 20 décembre 2012) et prévoit donc à partir de ce chiffre que 262 enfants de 5 ans commenceront la maternelle pour l’année scolaire 2017-2018.
 
Évidemment, ces données seront ajustées lors de la prochaine évaluation. Donc, plus on se rapproche de la date d’entrée à l'école de l’enfant, plus la projection se rapproche de la réalité. Ceci permet donc à la commission scolaire de prévoir adéquatement (du moins, espérons-le !) ses besoins pour l’année suivante comme ses enseignants et autres professionnels du milieu de l’éducation, personnel de soutien, matériel scolaire, transport scolaire, etc., de manière relativement adéquate en fonction du nombre d’élèves prévu.
 
Cependant, c’est lorsqu’on tente de prévoir la clientèle scolaire plusieurs années à l’avance (comme par exemple…  pour la construction d’une école !) que les chiffres utilisés par la commission scolaire et le MELS se distancent sensiblement de la réalité... en particulièrement dans le cas de Val-Bélair !
 
C’est que, voyez-vous, selon tous les intervenants que j’ai rencontrés dans ce dossier, il faut prévoir un minimum de deux à trois ans entre le moment où l’on a le feu vert du MELS pour construire une école et le moment où les élèves pourront effectivement y être accueillis.
 
Mais surtout, il faut  savoir que, pour obtenir une nouvelle école sur son territoire, il faut soumettre une demande dans le cadre de la mesure « Ajout d’espace pour la formation générale (mesure 50511) », un guide administratif qui détermine, entre autres, les critères à se conformer pour obtenir les budgets pour construire cette école.
 
Ces critères sont nombreux et, dans le cadre de ce blogue, j’espère avoir l’occasion de traiter de plusieurs d’entre eux. Toutefois, pour les besoins du présent billet, je ne traiterai que des critères suivants :
 
« Les éléments à considérer pour qu’on projet soit confirmé sont les suivants :
  • La commission scolaire doit connaître une croissance significative de son effectif scolaire et démontrer que la capacité d’accueil des écoles existantes et en construction est ou sera insuffisante.
  • (…)
  • La croissance significative de l’effectif scolaire doit être analysée en fonction d’un horizon de cinq ans au primaire et de dix ans au secondaire. Il importe que le besoin ne soit pas temporaire. On ne peut qualifier de conforme un projet dont le besoin d’espace disparaît à la troisième année des prévisions de l’effectif scolaire. »
Pour obtenir l’accord du MELS, on comprend donc qu’une école doit remplir, notamment, deux critères, soit 1) manquer d’espace dans ses écoles existantes et 2) avoir une croissance de ses élèves constante sur une période de 5 ans. Ces deux critères semblent, à première vue, raisonnables en soi, n’est-ce pas ?
 
Cela dit, l’erreur vient plutôt du fait que, pour considérer la croissance de nombre d’élèves dans les 3, 4 ou 5 prochaines années, on fait le calcul à partir des enfants qui résident aujourd’hui sur le territoire de Val-Bélair, comme si personne n’emménagerait ou ne quitterait Val-Bélair pendant les cinq prochaines années !
 
Or, nous avons déjà démontré dans le blogue précédent que toutes les écoles de notre secteur (incluant l’Odyssée avec le transfert) seront à pleine capacité dans 3 ans. Ce constat, en soi, devrait commander la construction rapide d’une nouvelle école sur notre territoire afin de prévoir en fonction de ce que l’on sait déjà.
 
Cependant, si nous prenons en compte les caractéristiques démographiques qui sont particulières à notre effervescent secteur (et dont je traiterai dans un prochain billet), ma prétention est que nous serions dans l’obligation de constater que la construction d’une nouvelle école primaire est maintenant plus qu’urgente.
 
Mais surtout, si nous étions en mesure de tenir compte de la croissance démographique prévue pour Val-Bélair par des instances reconnues (comme la Ville de Québec ou la SCHL par exemple), je considère que de persister à nous refuser cette nouvelle école, constitue simplement de l’aveuglement volontaire.

jeudi 17 avril 2014

« La croissance exceptionnelle de la population scolaire de Val-Bélair »

Je parle souvent de « la croissance exceptionnelle de la population scolaire de Val-Bélair ». Nous l’avons d’ailleurs survolé dans mes deux derniers billets (ici et ici) en utilisant comme base le Document d’intention, mais je trouve encore plus intéressant de comparer l’évolution de Val-Bélair avec celle du reste de la commission scolaire et ce, en utilisant directement les chiffres du ministère de l’Éducation.*
 
Les dernières prévisions de clientèle scolaire produites par le MELS datent du 20 décembre 2012. Elles nous permettent d’avoir un historique de la situation de 2008 à cette date, ainsi que d’observer les prévisions du ministère jusqu’en 2018. À partir de ces prévisions, il est possible de comparer les données pour les deux secteurs de Val-Bélair (Nord et Sud), avec données disponibles pour l’ensemble de la commission scolaire. Une fois ces données pondérées, cela donne le tableau qui suit :


Ce tableau illustre bien les similarités et les divergences de tendance qui prévalent entre les deux secteurs de Val-Bélair et la commission scolaire. Mettons en lumières quelques constats que l’on peut tirer de ce graphique.
Concernant la situation de 2008 à aujourd’hui :
  • La population étudiante globale de niveau primaire de la commission scolaire a légèrement augmentée (en moyenne 2% par année);
  • Autant Val-Bélair Nord que Val-Bélair Sud ont vu leur clientèle scolaire de niveau primaire augmenter;
  • Le secteur Nord de Val-Bélair a connu une légère augmentation de la clientèle scolaire de niveau primaire (4%), soit une augmentation relative moins importante que la commission scolaire (10%);
  • Le secteur Sud de Val-Bélair a, pour sa part, connu une explosion de la clientèle scolaire de niveau primaire (27%) correspondant  à quatre fois celle de la commission scolaire (toute proportion gardée)
Concernant les prévisions d’aujourd’hui à 2018 :

  • La population étudiante globale de niveau primaire de la commission scolaire augmentera beaucoup plus rapidement dans l’avenir (en moyenne 5% par année);
  •  
  • Autant Val-Bélair Nord que Val-Bélair Sud verront leur clientèle scolaire de niveau primaire augmenter et ce, de plus en plus rapidement;
  •  
  • Le secteur Nord de Val-Bélair connaîtra une  augmentation de la clientèle scolaire de niveau primaire d’encore 14%, soit une augmentation relative un peu moins importante que la commission scolaire (21%);
  •  
  • Le secteur Sud de Val-Bélair, pour sa part, accentuera même de manière importante la croissance de sa clientèle scolaire de niveau primaire (38%), une croissance de loin supérieure à  celle de la commission scolaire (toujours toute proportion gardée).
À la lecture de ces chiffres, on ne se surprendra donc pas que les demandes pour une nouvelle école déposées (et refusées) en 2011 et en 2012 aient concernées le secteur Sud de Val-Bélair. La population étudiante de secteur s’agrandi à une vitesse plus grande que tout autre secteur et cette croissance s’accélère d'une année à l'autre.
 
Toutefois, ce serait une erreur de ne pas considérer l’évolution de population scolaire du secteur Nord de Val-Bélair qui connaîtra une croissance appréciable de 16% au cours des prochaines années. Nous avons d'ailleurs vu dans un billet précédent l’effet qu’aura cette croissance sur la capacité des écoles de ce secteur d’accueillir ces nouveaux élèves. Ces écoles se retrouverons, à courte échéance, devant le même défi que se trouvent celle-ci de Val-Bélair Sud cette années : ne pas avoir assez de place pour accueillir l’ensemble des enfants de leur territoire.
 
Une seule solution est à même de régler de façon durable et responsable le beau défi auquel fait face le secteur de Val-Bélair quant à son offre scolaire : la construction d’une nouvelle école primaire.

*Encore ici, le ministère de l'Éducation « ne considère aucun déménagement ou aucune arrivée pour les cinq prochaines années » dans le  secteur de Val-Bélair (alors que c'est loin de la réalité). Nous y reviendrons dans un prochain billet.
 

mercredi 9 avril 2014

Pour une nouvelle école à Val-Bélair - Est-ce que notre secteur manque ENCORE de place dans ses écoles… malgré le transfert ?

(Note : Ce billet est destiné à la population en général pour qui j’estime important d’expliquer le dossier depuis le début. Les parents de Val-Bélair ayant suivi cette saga depuis ses débuts y trouveront peu de nouvelles informations.)
 
J’ai établi dans mon dernier billet que la capacité des écoles primaires de Val-Bélair d’accueillir les élèves de son territoire serait rapidement dépassée (dans un horizon de deux ans) si l’on ne songeait pas immédiatement à y construire une nouvelle école. Je reproduis ici le tableau de compilation des prévisions 2013-2018 tirées du Document d’intention.

Totaux
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
Primaire
d’élèves
groupes
total
le CFA
2013-2014
2247
101
105
4
2014-2015
2355
104
105
1
2015-2016
2514
113
105
-8
2016-2017
2646
118
105
-13
2017-2018
2776
121
105
-16

La Commission scolaire de la Capitale partage également ce constat et c’est justement  ce mur appréhendé (du moins, à ce qu’on nous dit) qui a amené celle-ci à mettre en place un transfert qui a généré tant d’opposition au sein de la population de Val-Bélair. Ce transfert vise, rappelons-le, 333 enfants de 5e et 6e années primaires des écoles Jules-Émond-Amédée-Boutin et l’Orées-des-Bois qui seront envoyés, dès septembre 2014, à l’école secondaire l’Odyssée.
Sans s’étendre longuement ici sur les détails de ce transfert, notons seulement que, selon le Document d’intention, la commission scolaire entend aménager au sein de l’Odyssée, un total de 14 locaux afin d’accueillir des groupes de niveaux primaires. La capacité d’accueil fonctionnelle totale de Val-Bélair (qui est actuellement de 105 groupes d’élèves), sera donc augmentée à 119 groupes.
 
La population serait donc tentée de penser que le problème de capacité d’accueil de Val-Bélair sera réglé par ce transfert, du moins à moyen terme.
 
Or, une analyse, même sommaire, des chiffres présentés dans le Document d’intention nous montre plutôt que, seulement 3 ans après le transfert, la capacité d’accueil totale de Val-Bélair sera à nouveau dépassée par le nombre d’élèves sur le territoire de Val-Bélair. Représentons cette évolution sous forme de graphique :
 

Le transfert ayant lieu en 2014-2015, on peut voir que dès 2016-2017, il ne restera qu’un seul local de libre dans tout le territoire de Val-Bélair et que, dès l’année suivante, la capacité de notre territoire sera dépassée.*
 
En bref, les données déposées par la commission scolaire au soutien de son projet de transfert démontrent en elle-même que cette solution ne sera valable que pour trois ans. Après quoi, la capacité totale d’accueil de Val-Bélair sera à nouveau dépassée et la construction d’une nouvelle école n’en sera que plus urgente.

Autrement dit, ce transfert, réalisé au coût de plus d’un million de dollars et contre la volonté de la population du territoire concerné, n’aura comme effet que de retarder d’un maximum de trois ans l’inévitable construction d’une nouvelle école à Val-Bélair.
 
Comme dans mon dernier billet, je mentionne ici que les données utilisées par la commission scolaire ne comprennent pas la croissance démographique de Val-Bélair. Il est donc tout à fait raisonnable de penser que cette saturation de la capacité de Val-Bélair d’accueillir les enfants de sa population dans ses écoles primaires risque de survenir plus tôt que les prévisions de la commission scolaire exposées dans le Document d’intention, soit en 2016-2017 ou pire, en 2015-2016.
 
Serait-il possible que la commission scolaire ait dépensé tout cet argent et toutes ces énergies, sur un projet qui ne sera viable que pendant un an ou deux. Seul l’avenir nous le dira… mais les chiffres ont l’agaçante manie d’avoir souvent le dernier mot !
 
* Le lecteur attentif pourra remarquer une différence entre le Nombre de groupe du tableau « sans le transfert » et celui du graphique « avec le transfert ». Ceci n’est pas une erreur mais reproduit rigoureusement les données du Document d’intention qui, elles, diffèrent selon le transfert. Questionné sur le pourquoi de cet écart par votre humble blogueur, la commission scolaire à fournie une réponse publique (question 5).

jeudi 3 avril 2014

Pour une nouvelle école à Val-Bélair - Est-ce que Val-Bélair manque vraiment de place dans ses écoles ?

(Note : Ce billet est destiné à la population en général pour qui je pense important d’expliquer le dossier depuis le début. Les parents de Val-Bélair ayant suivi cette saga depuis ses débuts n’y trouveront que peu de nouvelles informations.... pour l'instant !)

« Est-ce que notre secteur manque vraiment de place dans ses écoles primaires existantes ? » C'est évidement la première question à nous poser avant de revendiquer la construction d’une nouvelle école dans notre quartier (ou dans tout autre !!!).

Il est donc essentiel que nous analysions, premièrement, la capacité des écoles primaires existantes (appelée « capacité d’accueil fonctionnelle ou CAF par la commission scolaire). Cette capacité, au niveau primaire, s’exprime en nombre de groupes.

Le territoire de Val-Bélair est actuellement divisé en deux secteurs, soit Val-Bélair Nord et Val-Bélair Sud, chacun de ces secteurs ayant, sur son territoire, deux écoles primaires : La Chanterelle et Val-Joli pour Val-Bélair Nord, L’Orée-des-Bois et Jules-Émond-/Amédée-Boutin pour Val-Bélair Sud.

On peut prendre connaissance de la capacité fonctionnelle d’accueil de ces quatre écoles dans le Document d’intention (tableaux 1 et 2) déposé sur internet par la commission scolaire au soutien du transfert, document dont je reproduis les données ici :

École
À l’Orée-des-Bois
Jules Émond
De la Chanterelle
Du Val-Joli
CFA
22
33
23
27

Nous pouvons conclure de ces tableaux que, selon ce document, les écoles du secteur Val-Bélair Nord ont la capacité d’accueillir un total de 50 groupes, contre 55 groupes pour Val-Bélair Sud, pour une capacité totale d’accueil de 105 groupes pour Val-Bélair en entier.

Une fois cette capacité connue, nous devons maintenant analyser si la population étudiante de Val-Bélair dépasse ou non cette capacité (actuellement ou dans un avenir rapproché). Encore ici, les données contenues dans le Document d’intention (tableaux 3 à 6) exposent des prévisions de clientèle scolaire pour les quatre écoles primaires de Val-Bélair et ce, jusqu’en 2017-2018.

À l’Orée-des-Bois
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
 
d’élèves
groupes
 
la CFA
2013-2014
563
23
22
-1
2014-2015
588
25
22
-3
2015-2016
626
28
22
-6
2016-2017
665
30
22
-8
2017-2018
714
31
22
-9

À la lecture de ce tableau, nous pouvons remarquer que l’école l’Orée-des-Bois a déjà, cette année, un groupe de plus que ce qu’elle est capable d’accueillir. Nous pouvons également voir que, puisque l’on prévoit que le secteur de cette école accueille lui-même de plus en plus d’enfants, ces mêmes enfants seront de plus en plus nombreux à s’inscrire à l’Orée-des-Bois, ce qui fait que le déficit de place sera de plus en plus important (de -1 à -9 sur cinq ans). Voyons maintenant le portrait pour les autres écoles de Val-Bélair. 

Jules-Émond
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
 
d’élèves
groupes
 
la CFA
2013-2014
683
33
33
0
2014-2015
705
32
33
1
2015-2016
755
35
33
-2
2016-2017
805
37
33
-4
2017-2018
852
38
33
-5


De la Chanterelle
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
 
d’élèves
groupes
 
la CFA
2013-2014
482
22
23
1
2014-2015
508
22
23
1
2015-2016
543
25
23
-2
2016-2017
562
25
23
-2
2017-2018
585
25
23
-2


Du Val-Joli
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
 
d’élèves
groupes
 
la CFA
2013-2014
519
23
27
4
2014-2015
554
25
27
2
2015-2016
590
25
27
2
2016-2017
614
26
27
1
2017-2018
625
27
27
0


Nous pouvons remarquer que la hausse du nombre d’enfants prévue pour l’école l’Orée-des-Bois n’est pas un phénomène unique et qu’elle est similaire dans toutes les écoles de Val-Bélair. Si nous combinons l’ensemble de ces données afin d’obtenir un portrait pour tout le secteur de Val-Bélair, nous obtenons le tableau qui suit :

Totaux
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
Primaire
d’élèves
groupes
total
le CFA
2013-2014
2247
101
105
4
2014-2015
2355
104
105
1
2015-2016
2514
113
105
-8
2016-2017
2646
118
105
-13
2017-2018
2776
121
105
-16

(Remarquez ici que la commission scolaire prévoit que la population étudiante de niveau primaire de Val-Bélair connaîtra une augmentation de plus de 23% au cours des 4 prochaines années seulement… mais ceci fera l’objet d’un prochain billet.)

À la question « Est-ce que notre secteur manque vraiment de place dans ses écoles ? », ce dernier tableau permet donc de répondre que, actuellement… non ! Les écoles de Val-Bélair peuvent, cette année et pour la prochaine année scolaire, supporter mathématiquement  l’arrivée de jeunes élèves supplémentaires. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Regroupement de parents contre le transfert des 5e et 6e années à l’Odyssée avait demandé, en consultation publique, que la commission scolaire retarde le transfert d’un an.

Cela dit, il est aussi évident que, dès l’année suivante, les écoles de Val-Bélair ne suffiront plus à accueillir les enfants de sa population résidente et que, incessamment, une nouvelle école primaire devra incontournablement être construite.

Je termine ce billet en mentionnant deux derniers éléments concernant cette analyse :

1. Tel que mentionné dans le Document d’intention, l’ensemble des chiffres utilisé par la commission scolaire pour comptabiliser sa population étudiante « ne considère aucun déménagement ou aucune arrivée pour les cinq prochaines années ». Cette omission, selon moi, fausse considérablement l'analyse et j'expliquerai en quoi dans un prochain billet.

2. L’ensemble du Document d’intention ayant été conçu au soutien du transfert, l’un pourrait argumenter que ledit transfert ayant lieu, la situation sera réglée, du moins à moyen terme. Je traiterai également de ce point spécifique dans mon prochain billet. D’ici là, je vais seulement mentionner qu’il est prévu de construire 14 locaux pour des élèves du primaire à l’Odyssée et laisser mes quelques lecteurs en tirer leurs propres conclusions...