Dans mes deux derniers billets (ici
et ici),
j’ai mentionné que la commission scolaire (comme le MELS d’ailleurs) ne
tient pas compte des départs et des nouveaux arrivants sur le territoire de
Val-Bélair lorsqu’elle analyse si nous avons besoin d’une nouvelle école.
Concrètement, cela veut dire que le ministère
de l’Éducation prend le nombre de bébés de moins d’un an sur le territoire de
Val-Bélair Sud à une date X (disons 262 bébés au 20 décembre 2012) et prévoit
donc à partir de ce chiffre que 262 enfants de 5 ans commenceront la maternelle
pour l’année scolaire 2017-2018.
Évidemment, ces données seront
ajustées lors de la prochaine évaluation. Donc, plus on se rapproche de
la date d’entrée à l'école de l’enfant, plus la projection se
rapproche de la réalité. Ceci permet donc à la commission scolaire de prévoir
adéquatement (du moins, espérons-le !) ses besoins pour l’année suivante comme ses
enseignants et autres professionnels du milieu de l’éducation, personnel de
soutien, matériel scolaire, transport scolaire, etc., de manière relativement
adéquate en fonction du nombre d’élèves prévu.
Cependant, c’est lorsqu’on tente
de prévoir la clientèle scolaire plusieurs années à l’avance (comme par exemple…
pour la construction d’une école !) que
les chiffres utilisés par la commission scolaire et le MELS se distancent
sensiblement de la réalité... en particulièrement dans le cas de Val-Bélair !
C’est que, voyez-vous, selon tous
les intervenants que j’ai rencontrés dans ce dossier, il faut prévoir un
minimum de deux à trois ans entre le
moment où l’on a le feu vert du MELS pour construire une école et le moment où
les élèves pourront effectivement y être accueillis.
Mais surtout, il faut savoir que, pour obtenir une nouvelle école
sur son territoire, il faut soumettre une demande dans le
cadre de la mesure « Ajout
d’espace pour la formation générale (mesure 50511) », un guide
administratif qui détermine, entre autres, les critères à se conformer pour
obtenir les budgets pour construire cette école.
Ces critères sont nombreux et,
dans le cadre de ce blogue, j’espère avoir l’occasion de traiter de plusieurs
d’entre eux. Toutefois, pour les besoins du présent billet, je ne traiterai que
des critères suivants :
« Les éléments à considérer pour qu’on projet soit
confirmé sont les suivants :
La commission scolaire doit connaître une croissance significative de son effectif scolaire et démontrer que la capacité d’accueil des écoles existantes et en construction est ou sera insuffisante.
(…)
La croissance significative de l’effectif scolaire doit être analysée en fonction d’un horizon de cinq ans au primaire et de dix ans au secondaire. Il importe que le besoin ne soit pas temporaire. On ne peut qualifier de conforme un projet dont le besoin d’espace disparaît à la troisième année des prévisions de l’effectif scolaire. »
Pour obtenir l’accord du MELS, on
comprend donc qu’une école doit remplir, notamment, deux critères, soit 1)
manquer d’espace dans ses écoles existantes et 2) avoir une croissance de ses
élèves constante sur une période de 5 ans. Ces deux critères semblent, à
première vue, raisonnables en soi, n’est-ce pas ?
Cela dit, l’erreur vient plutôt
du fait que, pour considérer la croissance de nombre d’élèves dans les 3, 4 ou
5 prochaines années, on fait le calcul à partir des enfants qui résident
aujourd’hui sur le territoire de Val-Bélair, comme si personne n’emménagerait
ou ne quitterait Val-Bélair pendant les cinq prochaines années !
Or, nous avons déjà démontré dans
le blogue précédent que toutes les écoles de notre secteur (incluant l’Odyssée
avec le transfert) seront à pleine capacité dans 3 ans. Ce constat, en soi,
devrait commander la construction rapide d’une nouvelle école sur notre
territoire afin de prévoir en fonction de ce que l’on sait déjà.
Cependant,
si nous prenons en compte les caractéristiques démographiques qui sont
particulières à notre effervescent secteur (et dont je traiterai dans un
prochain billet), ma prétention est que nous serions dans l’obligation de constater que la
construction d’une nouvelle école primaire est maintenant plus qu’urgente.
Mais surtout, si nous étions en
mesure de tenir compte de la croissance démographique prévue pour Val-Bélair
par des instances reconnues (comme la Ville de Québec ou la SCHL par exemple),
je considère que de persister à nous refuser cette nouvelle école, constitue
simplement de l’aveuglement volontaire.