Pour une offre scolaire à la mesure de Val-Bélair

vendredi 23 mai 2014

Question quiz: Où sont les jeunes à Québec ?

 
 
 
J’ai souvent dit, dans mes interventions publiques, que Val-Bélair détenait la population la plus jeune de la Ville de Québec. Pour toute personne qui a l’occasion de se balader dans les rues de notre quartier, cela peut paraître une évidence. Toutefois, pour quelqu’un de moins familier avec notre réalité, et même pour les résidents de Val-Bélair, une comparaison visuelle avec les autres quartiers de la Ville de Québec a de quoi à surprendre.
 
Grâce à la collaboration de mon conseiller municipal, Sylvain Légaré, j’ai eu la chance de mettre la main sur les statistiques du recensement de 2011 regroupées par quartier de la Ville de Québec. Après avoir extrait les quartiers couverts par le territoire de la Commission scolaire de la capitale, on obtient le tableau qui suit :
 
 
 
Voici une belle illustration du dicton « Une image vaux mille mots ». Val-Bélair détient, non seulement la population la plus jeune de la Ville de Québec, mais de beaucoup. En fait, à l’exception de St-Émile, on peut considérer que Val-Bélair est carrément dans une classe à part (34 ans), loin en dessous de la moyenne de la commission scolaire (42,5 ans) et de la Ville de Québec (42,2 ans).
 
En quoi est-ce important ? Cela explique, entre autre, pourquoi Val-Bélair a une croissance de sa population étudiante plus rapide et plus forte que l’ensemble de la commission scolaire, mais surtout, cela démontre que c’est une tendance qui ira en s’accentuant. Une population plus jeune a 1) une tendance naturelle à concevoir plus d’enfants et 2) une tendance naturelle à attirer de nouvelles familles à leur image (donc plus jeunes et avec des enfants).
 
C’est pourquoi j’ai toujours prétendu que la construction d’une nouvelle école à Val-Bélair est, non seulement une urgence à court terme, mais également un incontournable à long terme. La croissance de la population (générale et scolaire) de Val-Bélair est une tendance à long terme et les écoles actuelles ne suffissent plus à la demande d’aujourd’hui. Imaginez celle de demain !

jeudi 15 mai 2014

Un transfert au frais des parents: le transport scolaire



Aujourd'hui, je fais une parenthèse dans ma série de billets sur les écoles de Val-Bélair pour réagir aux textes de Daphnée Dion-Viens dans le Soleil de ce matin qui titrent "Transport scolaire le midi: moins d'écoliers, plus à débourser" et plus particulièrement "Transport scolaire: augmentations à Québec également".
 
Quel est le lien avec le transfert ? Très simple. Dès la première annonce du transfert des élèves de Jules-Émond et de l'Orée-des-Bois vers l'Odyssée, des parents d'enfants fréquentant ces écoles, particulièrement l'Orée-des-Bois, ont soulevé la question du transport scolaire sur l'heure du midi. En effet, cette dernière école étant située au coeur d'un quartier résidentiel entouré de rues où la limite de vitesse est de 30km-h, les enfants qui avaient l'habitude de se rendre à la maison à pied pour diner y sont nombreux.
 
Avec le transfert de ces enfants vers l'Odyssée (école située beaucoup plus loin de leur résidence et sur l'artère principale de Val-Bélair qu'est le boulevard Pie XI), les parents ont donc maintenant le choix entre payer 7$ par jour pour le service de garde, ou payer pour le transport scolaire sur l'heure du midi, un service qui devait leur coûter un minimum de 165$ par année. Un coût supplémentaire pour ces parents, directement causé par le transfert, et pour lequel ils ont maintes fois demandé à la commission scolaire de pallier, au moins partiellement.
 
Pour ajouter l'insulte à l'injure de ces parents, on apprend aujourd'hui que les frais de ce service de transport le midi vont considérablement augmenter l'an prochain. La commission scolaire, pour justifier cette augmentation, allègue les compressions qu'on lui a imposé au cours des dernières années. Or, n'est-ce pas pour compenser ces mêmes compressions que nos comptes des taxes scolaires ont considérablement augmenté l'an dernier ? Alors que la commission scolaire reçois le mandat de couper dans ses frais de gestion et d'aministration, elle refile la facture directement aux citoyens par des hausses de taxes et aux parents par des hausses de frais.
 
Voici le bilan de la Commission scolaire de la Capitale pour Val-Bélair dans la dernière année: on a augmenté nos taxes scolaires, augmenté les frais de transport et coupé drastiquement dans les services à nos enfants en amputant nos écoles de leurs 5e et 6e années primaire, en plus d'envoyer nos enfants de 3e secondaire dans des écoles d'autres secteurs. Bra-vo.

jeudi 8 mai 2014

Jules-Émond, là où les enfants poussent comme des champignons

Dans mon dernier billet, j’expliquais concrètement comment on sous-estime systématiquement la population d’élèves de Val-Bélair dans les prévisions et comment cette erreur d’évaluation nuit à la construction d’une nouvelle école pour notre secteur.
 
Par un curieux hasard, depuis, j’ai eu l’occasion de recevoir les prévisions de clientèle pour l’école Jules-Émond/Amédée-Boutin pour l’an prochain (qui ont été déposé au dernier conseil d’établissement, en avril). Celles-ci se déclinent dans un tableau présenté comme suit :
 
On peut y constater que, au 25 mars dernier (et considérant qu’il n’y aura pas de 3e cycle à Jules-Émond/Amédée-Boutin l’an prochain suite au transfert), on prévoyait accueillir 543 élèves à cette école en 2014-2015, et ce, pour un total de 27 groupes.
 
Ces prévisions ont de quoi à surprendre quand on met celles-ci en comparaison avec les prévisions exposées dans le Document d’intention déposé au soutien du transfert :
Dans ce tableau, qui date du 15 octobre 2013, la commission scolaire prévoyait plutôt que Jules-Émond/Amédée-Boutin devrait accueillir seulement 25 groupes pour l’année scolaire 2014-2015.
 
On voit donc que, en 5 mois à peine, la commission scolaire a dû réviser ses prévisions pour Jules-Émond/Amédée-Boutin à la hausse de deux groupes complets, soit entre 40 et 60 élèves de plus !!!
 
Nous avons donc une école plus remplie que prévu, et un autre exemple concret que l’on sous-estime continuellement le nombre d’enfants à Val-Bélair parce qu’on se borne à faire comme si personne n’y emménageait jamais.

jeudi 1 mai 2014

Fait vécu: La petite école qui devint grande


Dans mon dernier billet, j’expliquais que les  nouveaux arrivants à Val-Bélair n’étaitent jamais pris en compte pour prévoir la construction d’une nouvelle école. Une explication qui était, disons-le,  lourde et théorique.

Pour sortir de la théorie et mieux comprendre l’impact pratique  de cette omission, je vais vous raconter une petite histoire, très concrète et en tout point véridique.

Il était une fois, (disons au hasard… un lundi 4 juillet 2011) la très prévoyante Commission scolaire de la Capitale qui, comme elle le fait chaque année, envoya sa liste de demandes annuelle au ministère de l’Éducation pour les constructions et les agrandissements d’écoles sur son territoire. Cette année là, la commission scolaire avait ciblé six belles demandes à faire au ministère. Une de celle-ci était… une nouvelle école pour Val-Bélair !

La commission scolaire avait bien fait ses devoirs en se basant sur les prévisions du ministère de l’Éducation produites le 12 janvier 2011. Elle avait également fait préparer un document d’information contenant une foule de détails sur l’école à construire (description des locaux, estimation des coûts, implantation, etc.) et où l'on pouvait lire que la commission scolaire souhaitait faire construire une école de 19 locaux. Plusieurs des six projets furent acceptés en 2011 mais, les finances publiques étant ce qu’elles sont, Val-Bélair n’obtint pas son école.

Qu’à cela ne tienne, un an plus tard et fidèle à son habitude, la Commission scolaire de la Capitale envoya une nouvelle liste de demandes annuelle. Cette liste comprenait, cette fois,  sept demandes, dont, pour une deuxième année consécutive, une nouvelle école à Val-Bélair.  Encore une fois, cette demande d’école (basée sur les prévisions du ministère de l’Éducation du 16 avril 2012 cette fois) fût accompagnée du document d’information où l’on pouvait lire que le souhait de la commission scolaire était de faire construire une école… de 26 locaux ! Et oui ! Par rapport à 2011, la commission scolaire avait réévalué ses besoins pour Val-Bélair et décidé de demander une école 37% plus grosse !
 
 

À partir ce de constant, il ne faut par être un expert pour saisir que les prévisions sur lesquelles la commission scolaire s’est basée pour faire sa demande d’école de 2011 étaient grossièrement sous-évaluées.

Et nul besoin d’être Jean de la Fontaine pour en tirer la morale qui suit : en maintenant l’utilisation d’une méthode de calcul qui omet de tenir compte de la croissance démographique migratoire, nous nous condamnons à sous-évaluer nos besoins scolaires et retarder l’obtention d’une nouvelle école, pourtant déjà nécessaire pour Val-Bélair.

En terminant, juste pour s’amuser, si l’on prend pour acquis une croissance constante des besoins de Val-Bélair. Selon vous, de combien de locaux sera pourvu la nouvelle école primaire que la commission scolaire s’est engagée à demander au ministère en juin 2014 ?