Pour une offre scolaire à la mesure de Val-Bélair

mardi 9 septembre 2014

Quel est le plan ?


Les dernières données du MELS concernant la fréquentation scolaire sont sorties cet été. J'ai réussi à mettre la main dessus grâce à une demande d'accès à l'information.

Après analyse des chiffres fournis par le MELS et la Commission scolaire pour le secteur de Val-Bélair Sud, ce que nous avions anticipé se confirme, et j'ai tenté de l'illustrer sous forme de graphique.

  • La ligne bleue représente le nombre de groupe d'élèves de niveau primaire prévu pour la période de 2013 à 2019. On voit qu'il augmente de façon constante. (Les prévisions sont au 14 avril 2014).

  • La ligne rouge représente la capacité fonctionnelle d'accueil (CFA) du secteur (le nombre de locaux disponibles). On voit qu'il a augmenté, cet été, de 52 à 65 avec la transformation de l'Odyssée.

Mais ce que l'on voit surtout, c'est que dès l'an prochain, il ne restera qu'un seul local de disponible dans tout Val-Bélair Sud et ce, malgré le transfert.

Pire, l'année suivante, nous seront à nouveau en déficit de locaux dans notre secteur. Et je ne vous parle pas de 2025, je vous parle de 2016 !

Alors que nous avons toujours dit que le transfert des élèves vers l'Odyssée était une mauvaise solution à moyen terme, la question qui se pose aujourd'hui est: Quel est le plan ? Le débordement des locaux actuels est inévitable. Comment la commission scolaire à prévu y faire face ?

  • Est-ce maintenant au tour des parents de Val-Bélair Nord de devoir craindre que l'on transfert ce débordement d'élèves dans leurs écoles ?
  • Est-ce que la population de Val-Bélair doit craindre de perdre son école secondaire au complet ?
Mais surtout: Est-ce que la Commission scolaire à seulement pensé à un plan et, si oui, pourquoi la population de Val-Bélair n'en est pas informée ?

mardi 2 septembre 2014

" Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark "

Après quelques semaines de vacances et quelques semaines de travail intensif, nous revoici en septembre avec beaucoup de pain sur le planche. Malgré une demande officielle pour une nouvelle école à Val-Bélair (ainsi que des statistiques qui la justifie amplement), rien n'est encore acquis. Nous devrions normalement pouvoir compter sur des élus scolaires qui travaillent en coulisse afin de nous représenter dans ces demandes, mais, si le passé est garant de l'avenir, nous sommes légitimés de croire que tel n'est pas le cas.
 
En effet, pour ceux qui n'ont pas suivi le dossier du transfert de près, vous serez déçus (mais peut-être pas surpris) d'apprendre que notre commissaire scolaire, madame Marlène Schiff, a elle-même initié la procédure de modification des écoles de Val-Bélair.
 
Nous seulement cela, mais celle-ci a refusé de rencontrer les représentants du comité de citoyens lors de demandes officielles pour discuter avec elle du dossier. En fait, pendant les 4 mois qu'auront duré la "consultation publique", celle-ci n'aura jamais, ni pris la peine d'entendre les arguments de la population qu'elle est élue pour représenter, ni pris la peine de prendre la parole pour expliquer à "sa" population, le bien-fondé de ce transfert.
 
Finalement, il est important que tous sachent que, le 20 janvier dernier, alors de plus de la moitié des 25 commissaires présents ont débattu sur la proposition de transfert, que des amendements ont été proposés, et que la décision finale allait être prise, madame Marlène Schiff est restée confortablement assise sur sa chaise et n'a pas jugé approprié  de prendre la parole.

Si c'est ça le rôle d'un commissaire, si ceux-ci refusent de jouer tout rôle de représentante de sa population pour se cantonner dans un simple rôle d'administrateur de service public,  il n'est pas surprenant que de plus en plus de gens remettent en cause la bien fondé des élections scolaires (voir l'article du Soleil d'aujourd'hui). Quel est, en effet, l'intérêt de voter pour quelqu'un qui ne me représente pas ? Nommez-le tant qu'à cela !
 
D'un autre côté, selon la Fédération des commissions scolaires du Québec, l'un des rôles fondamental du commissaire est bel et bien de représenter la population:


"Le commissaire doit rencontrer les résidants de sa circonscription et les écouter afin de percevoir leurs valeurs, leurs aspirations et leurs besoins. Il est également à l’affût de leurs attentes et s’assure de faire connaître leurs préoccupations à la commission scolaire. Cette proximité avec ses concitoyennes et concitoyens lui permet de prendre des décisions qui répondront à leurs besoins.(...)

 

Le commissaire a aussi pour mandat d’expliquer ses choix à la population. En conséquence, il s’assure que la population est bien informée des décisions, des projets, des services offerts et des orientations prises par la commission scolaire."


 

Aux vues de cela, une centaine de plaintes furent déposées par des parents de Val-Bélair contre mesdames Shiff et Godin (commissaire de Val-Bélair Nord), plaintes basées sur la Loi sur l'instruction publique et leur propre Code de déontologie. Le Conseil des commissaires a toutefois jugé ces plaintes "non fondées".
 
Suite à cela, près d''une cinquantaine de parents ont "porté appel" de cette décision devant le protecteur de l'élève qui, a son tour, a jugé qu'il n'y avait pas matière à intervenir.
 
Et bien mes amis, vous me permettrez de paraphraser Shakespeare en affirmant que: Si le comportement de Marlène Schiff est un comportement acceptable pour une élue scolaire, et si on accepte comme normal que des élus refusent de jouer leur rôle de représentants de la population,  il y a quelque chose de pourri au royaume des commissions scolaires...