Dans mon dernier
billet, j’expliquais que les nouveaux arrivants à Val-Bélair n’étaitent jamais pris en compte pour prévoir la
construction d’une nouvelle école. Une explication qui était, disons-le, lourde
et théorique.Pour sortir de la théorie et mieux comprendre l’impact pratique de cette omission, je vais vous raconter une petite histoire, très concrète et en tout point véridique.
Il était une fois, (disons au hasard… un lundi 4 juillet 2011) la très prévoyante Commission scolaire de la Capitale qui, comme elle le fait chaque année, envoya sa liste de demandes annuelle au ministère de l’Éducation pour les constructions et les agrandissements d’écoles sur son territoire. Cette année là, la commission scolaire avait ciblé six belles demandes à faire au ministère. Une de celle-ci était… une nouvelle école pour Val-Bélair !
La commission scolaire avait bien fait ses devoirs en se basant sur les prévisions du ministère de l’Éducation produites le 12 janvier 2011. Elle avait également fait préparer un document d’information contenant une foule de détails sur l’école à construire (description des locaux, estimation des coûts, implantation, etc.) et où l'on pouvait lire que la commission scolaire souhaitait faire construire une école de 19 locaux. Plusieurs des six projets furent acceptés en 2011 mais, les finances publiques étant ce qu’elles sont, Val-Bélair n’obtint pas son école.
Qu’à cela ne tienne, un an plus
tard et fidèle à son habitude, la Commission scolaire de la Capitale envoya une
nouvelle liste
de demandes annuelle. Cette liste comprenait, cette fois, sept demandes, dont, pour une deuxième année
consécutive, une nouvelle école à Val-Bélair. Encore une fois, cette demande d’école (basée
sur les prévisions
du ministère de l’Éducation du 16 avril 2012 cette fois) fût accompagnée du
document
d’information
où l’on pouvait lire que le souhait de la commission scolaire était de faire
construire une école… de 26 locaux !
Et oui ! Par rapport à 2011, la commission scolaire avait réévalué ses besoins
pour Val-Bélair et décidé de demander une
école 37% plus grosse !
À partir ce de constant, il ne
faut par être un expert pour saisir que les prévisions sur lesquelles la
commission scolaire s’est basée pour faire sa demande d’école de 2011 étaient
grossièrement sous-évaluées.
Et nul besoin d’être Jean de la Fontaine pour en tirer la morale qui suit : en maintenant l’utilisation d’une méthode de calcul qui omet de tenir compte de la croissance démographique migratoire, nous nous condamnons à sous-évaluer nos besoins scolaires et retarder l’obtention d’une nouvelle école, pourtant déjà nécessaire pour Val-Bélair.
En terminant, juste pour s’amuser, si l’on prend pour acquis une croissance constante des besoins de Val-Bélair. Selon vous, de combien de locaux sera pourvu la nouvelle école primaire que la commission scolaire s’est engagée à demander au ministère en juin 2014 ?
Et nul besoin d’être Jean de la Fontaine pour en tirer la morale qui suit : en maintenant l’utilisation d’une méthode de calcul qui omet de tenir compte de la croissance démographique migratoire, nous nous condamnons à sous-évaluer nos besoins scolaires et retarder l’obtention d’une nouvelle école, pourtant déjà nécessaire pour Val-Bélair.
En terminant, juste pour s’amuser, si l’on prend pour acquis une croissance constante des besoins de Val-Bélair. Selon vous, de combien de locaux sera pourvu la nouvelle école primaire que la commission scolaire s’est engagée à demander au ministère en juin 2014 ?


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