
Aujourd'hui, je fais une parenthèse dans ma série de billets sur les écoles de Val-Bélair pour réagir aux textes de Daphnée Dion-Viens dans le Soleil de ce matin qui titrent "Transport scolaire le midi: moins d'écoliers, plus à débourser" et plus particulièrement "Transport scolaire: augmentations à Québec également".
Quel est le lien avec le transfert ? Très simple. Dès la première annonce du transfert des élèves de Jules-Émond et de l'Orée-des-Bois vers l'Odyssée, des parents d'enfants fréquentant ces écoles, particulièrement l'Orée-des-Bois, ont soulevé la question du transport scolaire sur l'heure du midi. En effet, cette dernière école étant située au coeur d'un quartier résidentiel entouré de rues où la limite de vitesse est de 30km-h, les enfants qui avaient l'habitude de se rendre à la maison à pied pour diner y sont nombreux.
Avec le transfert de ces enfants vers l'Odyssée (école située beaucoup plus loin de leur résidence et sur l'artère principale de Val-Bélair qu'est le boulevard Pie XI), les parents ont donc maintenant le choix entre payer 7$ par jour pour le service de garde, ou payer pour le transport scolaire sur l'heure du midi, un service qui devait leur coûter un minimum de 165$ par année. Un coût supplémentaire pour ces parents, directement causé par le transfert, et pour lequel ils ont maintes fois demandé à la commission scolaire de pallier, au moins partiellement.
Pour ajouter l'insulte à l'injure de ces parents, on apprend aujourd'hui que les frais de ce service de transport le midi vont considérablement augmenter l'an prochain. La commission scolaire, pour justifier cette augmentation, allègue les compressions qu'on lui a imposé au cours des dernières années. Or, n'est-ce pas pour compenser ces mêmes compressions que nos comptes des taxes scolaires ont considérablement augmenté l'an dernier ? Alors que la commission scolaire reçois le mandat de couper dans ses frais de gestion et d'aministration, elle refile la facture directement aux citoyens par des hausses de taxes et aux parents par des hausses de frais.
Voici le bilan de la Commission scolaire de la Capitale pour Val-Bélair dans la dernière année: on a augmenté nos taxes scolaires, augmenté les frais de transport et coupé drastiquement dans les services à nos enfants en amputant nos écoles de leurs 5e et 6e années primaire, en plus d'envoyer nos enfants de 3e secondaire dans des écoles d'autres secteurs. Bra-vo.
Est-ce que c'est légale?
RépondreEffacerMalheureusement pour les parents de Val-Bélair, oui c'est légal.
RépondreEffacer