C'est demain 19h30 au 1900, rue Côté, Québec, qu'aura lieu le dernier conseil des commissaires avant l'automne. Comme à l'habitude, vous trouverez l'ordre du jour ici. Vous pourrez constater que la Commission scolaire de la Capitale va déposer une demande de construction pour une nouvelle école à Val-Bélair tel qu'annoncé depuis le début de l'année.
Il s'agit d'une première petite victoire pour les parents de Val-Bélair. Ceux-là même qui ont marché dans la rue, qui ont signé une pétition, qui se sont présenté devant nombre de conseil de commissaires sans avoir un vrai droit de parole, qui ont déposé des dizaines de demandes de révision et qui attendent toujours les recommandations du protecteur de l'élève. Ces parents qui ont démontré sans l'ombre d'un doute qu'ils ont cœur l'éducation de leurs enfants.
Pour beaucoup de parents, cette petite victoire a le goût d'une grande défaite. Le transfert aura lieu en septembre et leurs enfants feront les frais de mauvaises décisions administratives et d'un manque total de courage politique de la part de leurs représentantes scolaires. Même si une nouvelle école est construites dans les prochaines années, ces enfants seront les cobayes de ce plan de contingence administratif qui démontre bien la déshumanisation et le déficit démocratique de nos commission scolaires.
Quand on connaît l'ensemble du dossier de Val-Bélair, et dans un contexte ou l'on remets en cause l'existence même des commissions scolaires et particulièrement celui des commissaires scolaires, une question fondamentale se pose. Comment les deux commissaires de Val-Bélair, Marlène Schiff et Line Godin, peuvent encore prétendre représenter la population ou jouer leur rôle démocratique au nom de celle-ci ?
La réponse à cette question, nous ne l'aurons jamais. Les deux principales intéressées ont toujours scrupuleusement refusé de prendre la parole malgré de nombreuses demandes de leur population. Dans les commissions scolaires, ce sont les administrateurs (et parfois la présidente... toujours accompagnée d'un administrateur) qui prennent la parole en public. Une autre illustration de la dérive de cette institution démocratique. Peut-être auront nous l'occasion de leur poser la question à nouveau lors de ma campagne électorale scolaire de cet automne. Mais il faudrait encore que celles-ci aient le culot de se présenter à nouveau devant la population...
Une petite victoire, disais-je donc, mais qui n'est qu'un premier pas vers l'obtention de cette nouvelle école. Il faut être conscient que nous ne seront pas les seuls au Québec à demander une nouvelle école. De plus, la commission scolaire à déposé une liste de six demandes au MELS et, mes lecteurs assidus le savent, je suis convaincu que, sans une volonté claire au sein du conseil des commissaires de faire de Val-Bélair un priorité, la demande de 2014 suivra le même chemin que celles de 2011 et de 2012. Or, dans cet article du Soleil, la Commission scolaire de la Capitale à nommé comme priorité les écoles St-Claude et St-Bernard... pas Val-Bélair.
Est-ce que cette volonté politique sera au rendez-vous ? Difficile à dire. Les deux commissaires de Val-Bélair qui devraient militer pour leur circonscription ont historiquement démontré leur incapacité à le faire. La présidente Murielle Gingras m'a déjà, pour sa part, confirmé par lettre que Val-Bélair serait une priorité pour le conseil des commissaires. Les prochains mois seront déterminant pour mesurer la portée réelle de ces mots.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire