Pour une offre scolaire à la mesure de Val-Bélair

mercredi 9 avril 2014

Pour une nouvelle école à Val-Bélair - Est-ce que notre secteur manque ENCORE de place dans ses écoles… malgré le transfert ?

(Note : Ce billet est destiné à la population en général pour qui j’estime important d’expliquer le dossier depuis le début. Les parents de Val-Bélair ayant suivi cette saga depuis ses débuts y trouveront peu de nouvelles informations.)
 
J’ai établi dans mon dernier billet que la capacité des écoles primaires de Val-Bélair d’accueillir les élèves de son territoire serait rapidement dépassée (dans un horizon de deux ans) si l’on ne songeait pas immédiatement à y construire une nouvelle école. Je reproduis ici le tableau de compilation des prévisions 2013-2018 tirées du Document d’intention.

Totaux
Nombre
Nombre de
CFA
Écart avec
Primaire
d’élèves
groupes
total
le CFA
2013-2014
2247
101
105
4
2014-2015
2355
104
105
1
2015-2016
2514
113
105
-8
2016-2017
2646
118
105
-13
2017-2018
2776
121
105
-16

La Commission scolaire de la Capitale partage également ce constat et c’est justement  ce mur appréhendé (du moins, à ce qu’on nous dit) qui a amené celle-ci à mettre en place un transfert qui a généré tant d’opposition au sein de la population de Val-Bélair. Ce transfert vise, rappelons-le, 333 enfants de 5e et 6e années primaires des écoles Jules-Émond-Amédée-Boutin et l’Orées-des-Bois qui seront envoyés, dès septembre 2014, à l’école secondaire l’Odyssée.
Sans s’étendre longuement ici sur les détails de ce transfert, notons seulement que, selon le Document d’intention, la commission scolaire entend aménager au sein de l’Odyssée, un total de 14 locaux afin d’accueillir des groupes de niveaux primaires. La capacité d’accueil fonctionnelle totale de Val-Bélair (qui est actuellement de 105 groupes d’élèves), sera donc augmentée à 119 groupes.
 
La population serait donc tentée de penser que le problème de capacité d’accueil de Val-Bélair sera réglé par ce transfert, du moins à moyen terme.
 
Or, une analyse, même sommaire, des chiffres présentés dans le Document d’intention nous montre plutôt que, seulement 3 ans après le transfert, la capacité d’accueil totale de Val-Bélair sera à nouveau dépassée par le nombre d’élèves sur le territoire de Val-Bélair. Représentons cette évolution sous forme de graphique :
 

Le transfert ayant lieu en 2014-2015, on peut voir que dès 2016-2017, il ne restera qu’un seul local de libre dans tout le territoire de Val-Bélair et que, dès l’année suivante, la capacité de notre territoire sera dépassée.*
 
En bref, les données déposées par la commission scolaire au soutien de son projet de transfert démontrent en elle-même que cette solution ne sera valable que pour trois ans. Après quoi, la capacité totale d’accueil de Val-Bélair sera à nouveau dépassée et la construction d’une nouvelle école n’en sera que plus urgente.

Autrement dit, ce transfert, réalisé au coût de plus d’un million de dollars et contre la volonté de la population du territoire concerné, n’aura comme effet que de retarder d’un maximum de trois ans l’inévitable construction d’une nouvelle école à Val-Bélair.
 
Comme dans mon dernier billet, je mentionne ici que les données utilisées par la commission scolaire ne comprennent pas la croissance démographique de Val-Bélair. Il est donc tout à fait raisonnable de penser que cette saturation de la capacité de Val-Bélair d’accueillir les enfants de sa population dans ses écoles primaires risque de survenir plus tôt que les prévisions de la commission scolaire exposées dans le Document d’intention, soit en 2016-2017 ou pire, en 2015-2016.
 
Serait-il possible que la commission scolaire ait dépensé tout cet argent et toutes ces énergies, sur un projet qui ne sera viable que pendant un an ou deux. Seul l’avenir nous le dira… mais les chiffres ont l’agaçante manie d’avoir souvent le dernier mot !
 
* Le lecteur attentif pourra remarquer une différence entre le Nombre de groupe du tableau « sans le transfert » et celui du graphique « avec le transfert ». Ceci n’est pas une erreur mais reproduit rigoureusement les données du Document d’intention qui, elles, diffèrent selon le transfert. Questionné sur le pourquoi de cet écart par votre humble blogueur, la commission scolaire à fournie une réponse publique (question 5).

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