(Note : Ce billet est destiné à la population en général pour qui
j’estime important d’expliquer le dossier depuis le début. Les parents de
Val-Bélair ayant suivi cette saga depuis ses débuts y trouveront peu de
nouvelles informations.)
J’ai établi dans mon dernier
billet que la capacité des écoles primaires de Val-Bélair d’accueillir les
élèves de son territoire serait rapidement dépassée (dans un horizon de deux
ans) si l’on ne songeait pas immédiatement à y construire une nouvelle école. Je
reproduis ici le tableau de compilation des prévisions 2013-2018 tirées du Document
d’intention.
Totaux
|
Nombre
|
Nombre
de
|
CFA
|
Écart
avec
|
Primaire
|
d’élèves
|
groupes
|
total
|
le
CFA
|
2013-2014
|
2247
|
101
|
105
|
4
|
2014-2015
|
2355
|
104
|
105
|
1
|
2015-2016
|
2514
|
113
|
105
|
-8
|
2016-2017
|
2646
|
118
|
105
|
-13
|
2017-2018
|
2776
|
121
|
105
|
-16
|
La Commission scolaire de la
Capitale partage également ce constat et c’est justement ce mur appréhendé (du moins, à ce qu’on
nous dit) qui a amené celle-ci à mettre en place un transfert
qui a généré tant d’opposition au sein de la population de Val-Bélair. Ce
transfert vise, rappelons-le, 333
enfants de 5e et 6e années primaires des écoles
Jules-Émond-Amédée-Boutin et l’Orées-des-Bois qui seront envoyés, dès septembre
2014, à l’école secondaire l’Odyssée.
Sans s’étendre longuement ici sur
les détails de ce transfert, notons seulement que, selon le Document
d’intention, la commission scolaire entend aménager au sein de l’Odyssée, un
total de 14 locaux afin d’accueillir des groupes de niveaux primaires. La
capacité d’accueil fonctionnelle totale de Val-Bélair (qui est actuellement de
105 groupes d’élèves), sera donc augmentée à 119 groupes.
La population serait donc tentée de penser que le
problème de capacité d’accueil de Val-Bélair sera réglé par ce transfert, du
moins à moyen terme.
Or, une analyse, même sommaire, des chiffres présentés
dans le Document d’intention nous montre plutôt que, seulement 3 ans après le transfert, la capacité d’accueil totale de
Val-Bélair sera à nouveau dépassée par le nombre d’élèves sur le territoire de
Val-Bélair. Représentons cette évolution sous forme de graphique :
Le transfert ayant lieu en 2014-2015, on peut voir que dès 2016-2017, il ne restera qu’un seul local de libre dans tout le territoire de Val-Bélair et que, dès l’année suivante, la capacité de notre territoire sera dépassée.*
En bref, les données déposées par
la commission scolaire au soutien de son projet de transfert démontrent en
elle-même que cette solution ne sera valable que pour trois ans. Après quoi, la
capacité totale d’accueil de Val-Bélair sera à nouveau dépassée et la
construction d’une nouvelle école n’en sera que plus urgente.
Autrement dit, ce transfert,
réalisé au coût de plus d’un million de dollars et contre la volonté de la
population du territoire concerné, n’aura comme effet que de retarder d’un maximum
de trois ans l’inévitable construction d’une nouvelle école à Val-Bélair.
Comme dans mon dernier billet, je
mentionne ici que les données utilisées par la commission scolaire ne comprennent
pas la croissance démographique de Val-Bélair. Il est donc tout à fait raisonnable
de penser que cette saturation de la capacité de Val-Bélair d’accueillir les
enfants de sa population dans ses écoles primaires risque de survenir plus tôt
que les prévisions de la commission scolaire exposées dans le Document
d’intention, soit en 2016-2017 ou pire, en 2015-2016.
Serait-il possible que la
commission scolaire ait dépensé tout cet argent et toutes ces énergies, sur un
projet qui ne sera viable que pendant un an ou deux. Seul l’avenir nous le dira…
mais les chiffres ont l’agaçante manie d’avoir souvent le dernier mot !
* Le lecteur
attentif pourra remarquer une différence entre le Nombre de groupe du tableau
« sans le transfert » et celui du graphique « avec le
transfert ». Ceci n’est pas une erreur mais reproduit rigoureusement les
données du Document d’intention qui, elles, diffèrent selon le transfert.
Questionné sur le pourquoi de cet écart par votre humble blogueur, la
commission scolaire à fournie une réponse publique (question 5).

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